mais qu’est-ce qu’il leur prend ? Du jeu dans les nuages par-ci, de la musique dans les nuages par-là… Tout le monde semble vouloir délocaliser ses services au pays des Bisounours. Mais derrière cette expression aussi mystérieuse que poétique, c’est d’abord une révolution des usages qu’il s’agit d’accompagner. Depuis les tout débuts de l’informatique, les données ont été étroitement liées au support physique sur lesquels elles sont inscrites : les documents de travail sont stockés sur le disque dur de l’ordinateur, les fichiers musicaux remplissent la bibliothèque des lecteurs mp3 et, plus récemment, les photos prises avec un téléphone portable occupent la petite carte micro-SD coincée sous la batterie.






Mais les appareils ont évolué. Aujourd’hui, tous sont connectés à Internet via le réseau wi-fi domestique ou la 3G des opérateurs téléphoniques. Les internautes les plus branchés ont un PC fixe, un iPod, un smartphone mais aussi un netbook ou une tablette pour les déplacements, et ils surfent partout et tout le temps. Il devient donc de plus en plus pénible de transférer ses données d’un appareil à l’autre par câble USB. Et on ne parle même pas de la fiabilité des machines : qui n’a jamais connu le drame d’une perte de données après le crash d’un disque dur ? Ce sont ces nouveaux besoins que le cloud computing propose de résoudre. Au lieu de stocker ses fichiers « en dur », on les confie à de lointains serveurs — souvent aux États-Unis — qui en permettent la consultation à distance et les synchronisent automatiquement sur tous les engins que l’on possède, via Internet.

La révolution a été amorcée avec les offres de musique en streaming comme Spotify ou Deezer.

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